Quoi ? : Peintures
Où ? : Château La Coste / Pavillon Renzo Piano
Quand ? : 19 septembre > 22 octobre 2026
Combien ? : 15 € / 12 € Réduit (avec le parcours d'architecture)
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Derrière un patronyme célèbre, Marie de Villepin s’est depuis longtemps fait un prénom dans l’art contemporain. Avec CHIMERA, Château La Coste accueille ses peintures peuplées de créatures, de paysages et de visions, quelque part entre abstraction et figuration.

De la musique à la peinture

Née en 1986 à Washington et élevée entre les États-Unis et l’Inde, Marie de Villepin grandit dans un environnement où l’art occupe une place essentielle. Elle dessine dès l’enfance et côtoie notamment Zao Wou-Ki, ami de la famille, tout en puisant son inspiration chez Willem de Kooning, Cy Twombly, Joan Mitchell ou Philip Guston.

Installée à New York puis Los Angeles, elle se consacre d’abord à la musique avant de choisir pleinement la peinture. Après une première exposition personnelle à Paris en 2019, son travail voyage de Pékin à Hong Kong, Genève ou Milan. En 2022, elle compte également parmi les lauréats du Prix Antoine Marin, parrainée par Anselm Kiefer.

Sa peinture reste profondément physique : couteau, brosse, chiffon, mains et parfois corps entier participent à des compositions faites de couches, d’effacements et de métamorphoses où paysages et créatures apparaissent puis disparaissent.

Un bestiaire en métamorphose

Du 19 septembre au 22 octobre 2026, CHIMERA rassemble à Château La Coste des peintures réalisées entre 2023 et 2026. Animal et objet, rêve et matière, paysage et mémoire s’y mélangent dans des œuvres qui refusent les frontières trop nettes. La chimère devient moins un sujet qu’une méthode : faire cohabiter plusieurs formes et plusieurs rythmes dans une même peinture.

L’exposition s’ouvre avec Chimera et culmine avec Moth to a Flame, sa toile la plus monumentale.

Visions of Collisions amorce une série imaginée comme un dialogue au long cours avec Van Gogh, tandis que Predator’s Ball transforme la géographie des empires en une danse de séduction et de violence.

Présentées dans le pavillon de Renzo Piano, en partie enfoui au milieu des vignes, ces œuvres trouvent un écrin idéal où architecture, lumière provençale et peinture semblent à leur tour se fondre les unes dans les autres.

 Par Eric Foucher / Photos Château