Quoi ? : Photographies
Où ? : Gallifet, 52 Rue Cardinale, 13100 Aix-en-Provence, France
Quand ? : 6 mars au 27 Septembre 2026 (mardi au dimanche, de 12 à 18.00)
Combien ? : 10 €
Des Questions ? : 04 65 84 08 37
Un lien ? : Cliquez-ici

Au centre d’art Gallifet, plus de cent images, dont certaines inédites, retracent trente-trois ans du regard unique de François Halard. Architecture, mémoire, art et lumière dialoguent avec une infinie délicatesse.

Une exposition comme un album mémoire

Intitulée « Ne rien jeter, 33 ans après », l’exposition rassemble plus d’une centaine de photographies sélectionnées dans les archives personnelles de François Halard. Certaines sont dévoilées au public pour la première fois.

Installé entre Paris, le sud de la France et la Grèce, le photographe compose depuis plus de trois décennies une œuvre nourrie par les lieux habités, les traces du temps et les paysages méditerranéens.

Les ateliers d’artistes succèdent aux jardins de Giverny, aux maisons d’Arles, aux paysages grecs ou italiens dans un parcours où chaque image semble suspendre le temps. Pour Stéphane Ibars, commissaire de l’exposition, Halard ne photographie pas seulement les lieux : il révèle « les mondes sous-jacents » et cette beauté discrète qui échappe au regard pressé.

François Halard, photographe des lieux habités

Né à Paris en 1961 dans une famille de décorateurs et de créateurs de mobilier, François Halard grandit entouré d’objets, d’architecture et de beauté. Dyslexique, il développe très tôt une relation au monde essentiellement visuelle. Après des études aux Arts Décoratifs, il travaille pour Décoration Internationale avant de signer un contrat exclusif avec Condé Nast.

À seulement 23 ans, il s’installe à New York et photographie les plus beaux intérieurs pour Vogue, Vanity Fair, House & Garden ou GQ. Derrière cette carrière prestigieuse, il mène pourtant une quête beaucoup plus intime :

Photographier les ateliers d’artistes, les ruines antiques, les maisons de collectionneurs ou les architectures iconiques comme la Casa Malaparte à Capri, toujours à la recherche de la mémoire invisible des lieux.

Une photographie entre documentaire et poésie

Chez François Halard, l’image dépasse largement le simple reportage d’architecture ou de décoration. Chaque photographie raconte une histoire silencieuse où dialoguent lumière, matière, poussière, végétation, sculptures antiques ou objets oubliés.

Son regard transforme les espaces en paysages intérieurs et invite à contempler ce qui demeure lorsque le temps semble suspendu.

L’exposition prend une résonance particulière dans les salons de Gallifet, hôtel particulier du XVIIIᵉ siècle devenu centre d’art contemporain, où les photographies semblent naturellement dialoguer avec l’histoire des lieux.

Cette rencontre rare entre patrimoine, photographie et poésie, séduira autant les amateurs d’art que les passionnés d’architecture, de design et de voyages.

Le Petit Plus : Un beau livre d’expo disponible avec un tirage signé, daté et numéroté sur 33.

Par Eric Foucher / Photos Aude Volokhoff de Roucy