Face à sa première adresse-institution "Aux Pâtes Fraîches", Bartolomeo déroule des assiettes de pastas "mamma mia" dans une mini cantine haute en saveurs. Des pâtes maison, des sauces qui ont du répondant, des dolci bien envoyés et des prix qui donnent envie de revenir.
Une saga al dente
Née en 1878, la fabrique de pâtes Aux Pâtes Fraîches s’était offert un sacré roupillon. C’était sans compter sur Charles et Pierre-Antoine, un tandem chic et choc bien décidé à lui redonner du mordant. Depuis leur reprise des Pâtes Fraîches et la réouverture en 2020, le duo a fait du chemin : une seconde épicerie rue d’Italie, puis, la naissance de Bartolomeo. Au comptoir, Émilie, fidèle de l’équipe depuis 4 ans, accueille les gourmands.
« Nos clients nous réclamaient depuis longtemps de pouvoir emporter nos pâtes avec nos sauces cuisinées, ou de s’attabler chez nous à l’heure du déjeuner », raconte Charles. Il suffisait donc de traverser la rue !
Installée face à la maison mère, cette adresse emprunte son prénom chantant à l’hôtel particulier Barthélémy, qui abrite aussi le laboratoire où les pâtes fraîches se façonnent chaque jour. Un clin d’œil « italianisé », mais aussi une façon de donner une identité et un visage singulier au petit frère des Pâtes Fraîches. Même famille, mais autre tempérament : Bartolomeo écrit sa propre histoire avec brio.
Toujours pasta, jamais basta
Chez Bartolomeo, les pâtes ont du coffre ! Pétries et travaillées juste en face, « à partir de farine 100% française et sans œufs », elles se déclinent en plusieurs formats – dont des gnocchi maison – prêtes à être nappées sans modération. Une fraîcheur revendiquée, des recettes maîtrisées de A à Z et des ingrédients sans mystère : ici, le fait maison est une promesse béton.
En tête d’affiche ? Les radiadori cacio e pepe – « de vrais coups de fouet pour le palais » – crémeuses et poivrées à souhait.
« On essaie de rester accessibles tout en proposant une qualité premium », confient les deux acolytes, bien décidés à concilier prix doux et exigence du goût. Les gourmands auraient bien tort de se priver !
La carte fait la girouette au gré des saisons : salades de pâtes aux beaux jours, champignons à l’automne et risottos « réconfort » quand le mercure dégringole.
Au casting également, lasagnes maison, raviolis del giorno et arancini croustillants. Et pour les becs sucrés ? Le tiramisu de Charles, la panna cotta héritée de la grand-mère d’Émilie et des cannoli garnis (pistache, citron, nocciolata). Un shot de sucre qui rend gaga.
Joli morceau de vie
Espace mini mais personnalité maxi ! Ex-architecte à l’œil affûté, Pierre-Antoine a imaginé un décor à la croisée de deux imaginaires italiens. D’un côté, l’insouciance solaire de la Riviera. De l’autre, l’élégance surannée d’un bureau de prestige, « celle d’un grand patron de Fiat, dans les années 60 ».
Au comptoir, des zelliges bleu lagon qui sentent bon les vacances ; côté salle, boiseries sombres, petites tables métalliques et chaises aux courbes rétro jouent la carte du chic moderniste.
« On voulait un espace structuré, chaleureux et pas trop attendu ». 23 mètres carrés de dolce vita (huit places dedans, huit dehors) et tout un petit monde qui défile : fidèles de la première heure, étudiants, commerçants du quartier et visiteurs affamés.
Mais le vrai spectacle se joue entre les deux trottoirs, lorsque l’équipe traverse la rue, bras chargés de pâtes fraîches, pour réapprovisionner le comptoir.
Une chorégraphie pleine d’allant, presque une scène de théâtre car ici, le circuit court a le sens du spectacle !
Le Petit Plus : après s’être régalé chez Bartolomeo, cap sur la maison mère, à quelques enjambées, pour faire le plein : trésors d’épicerie, raviolis maison et autres délices transalpins…
Par Pauline Puaux/ Photos : PP/ @bartolomeopasta









