Quoi ? : Restaurant semi-gastronomique
Où ? : 95 route d'Apt 13480 Cabriès
Quand ? : Du mercredi au samedi midi et soir/ Brunch le dimanche midi
Combien ? : Menu déjeuner 34€ / Entrées à partir de 16 € / Plats à partir de 26 € / Brunch à 45€
Des Questions ? : 04 42 65 12 33
Un lien ? : Cliquez-ici

À Cabriès, le restaurant semi-gastronomique Racine cultive le goût du vrai. Dans un écrin de campagne si bien préservé, cette ancienne auberge est devenue un refuge paisible où l'on célèbre la créativité et le terroir du midi au soir. Racine, c’est de la sincérité à chaque bouchée.

Un projet bien enraciné

Racine… Ce nom n’a rien d’un hasard. C’est l’histoire, d’abord, d’une aventure intime, familiale et amicale. Édouard, un des trois associés, a imaginé ce projet entouré de sa femme, de son père et de son meilleur ami. « Avec Logan, mon ami mais aussi notre chef, la gastronomie nous a toujours liés » souligne ce dernier. Mais la racine est aussi culinaire.

Ici, tout ramène aux profondeurs de la cuisine : à la noblesse du produit, à la force du territoire et au respect des saisons.

Le restaurant revendique une démarche exigeante qui dépasse largement l’assiette. Le bâtiment – une ancienne auberge des années 60 – a été entièrement repensé « dans une logique responsable » : suppression du gaz et du fioul, recours à une énergie renouvelable, isolation renforcée… Même philosophie côté cave et boissons. Exit les grands industriels : les jus proviennent des Pressoirs de Provence, les limonades d’un artisan de Mougins. Les spiritueux, eux, font la part belle aux distilleries françaises, avec un ancrage provençal très appréciable.

Des produits triés sur le volet

Chez Racine, la sincérité et l’inventivité s’incarnent dans chaque mets. Logan, le chef cuisinier, s’inspire spontanément des souvenirs de l’enfance, de goûts familiers qu’il revisite à sa façon, avec un rab de sensibilité. « Ce sont des petites madeleines de Proust, dans une carte foncièrement contemporaine » détaille-t-il. Les produits, eux, voyagent peu et c’est tant mieux.

Et Édouard d’ajouter : « Nous prenons nos poissons de ligne à la Criée du Grau du Roi. Ils ont encore parfois l’hameçon à la bouche quand on les reçoit ».

Les légumes ? Un maraïcher de Ventabren. Les viandes ? Soigneusement sourcées en France, notamment sur les pentes du Mont Ventoux…

Sur le terrain, Racine joue une double partition : le midi, place à une bistronomie accessible. Comme ce menu en trois temps – gaspacho/merlu/prune – qui joue la précision plutôt que la surenchère : les assiettes claquent net et laissent s’exprimer la matière.

Le soir, le restaurant montre une facette plus gastronomique, sans jamais renoncer à son ambition première : une cuisine ambitieuse au juste prix.

Un plat signature ? Difficile pour Logan de trancher ; chaque proposition révélant l’esprit créatif de la maison. « Je reconnais que le maigre de Méditerranée, c’est une assiette qui résume ma vision dans son entièreté ». Ne reste plus qu’à y goûter…

Un lieu habité

L’ancienne auberge a conservé tout son cachet. Les volumes ouverts et la sensation de respiration ont été préservés, tandis que la décoration – pensée de A à Z par les gérants – lui offre une nouvelle identité.

Bois brûlé, pierre, travertin et lignes épurées dialoguent avec un mobilier de belle géométrie, d’esprit Japandi.

C’est dans ce décor que certains clients viennent se délecter, mais aussi raviver leurs souvenirs. Comme ce couple venu célébrer ici ses 53 ans de mariage… exactement là où il s’était uni un demi-siècle plus tôt. Une illustration de vie qui en dit long sur la vocation de Racine : ici, on mange très bon et on fait le plein d’émotions.

Le Petit Plus : avec sa terrasse extérieure et son superbe boulodrome, Racine offre un cadre idéal pour faire durer le plaisir, à l’air libre.

Texte et photos par Pauline Puaux