Véritable cantine de la faculté de droit voisine, l’Escargot accueille depuis plus de soixante ans étudiants, professeurs et gourmands. En changeant récemment de coquille, l’adresse culte retrouve des couleurs et du goût avec la délicieuse cuisine bistrot de Pierre Hochart.
Un amphithéâtre gourmand
Depuis près de soixante ans, l’Escargot fait presque figure de salle TD pour la faculté de droit située à deux pas. On y croise dès les premières lueurs du jour pour des petits déjeuner copieux aussi bien étudiants qu’ enseignants et parfois même le doyen de l’établissement.
D’aucuns diront que les anciens élèves devenus avocats ou magistrats y reviennent aussi régulièrement. Les plaques d’illustres maîtres de conférence habillent d’ailleurs les murs et dans les conversations des tables voisines, il n’est pas rare d’entendre les mots juridiction, obligation ou sanction.
Depuis l’an passé l’adresse s’est refait une beauté avec une livrée bleu cobalt, du mobilier en bois blond et des banquettes à bayadères noires et blanches du plus bel effet.
Une cuisine dans le respect de la doctrine
Le contrat tacite passé avec Pierre Hochart, le maître des lieux qu’on a déjà connu dans l’excellent bistrot les Vieilles Canailles ? Garder ce restaurant vivant et une ambiance chaleureuse sous la verrière baignée de soleil, en terrasse ou dans un petit salon plus feutré.
Dès la pause méridienne, le chef et sa brigade envoie dans les assiettes une cuisine de bistrot qui met en lumière les produits du terroir en faisant un point d’honneur à la saisonnalité, le tout à des prix qui n’engagent pas la responsabilité.
Certaines propositions de la partition culinaire ont traversé les époques, à l’instar du – testé et approuvé – steak à cheval juteux escorté de frites, des œufs mayo, du croque-monsieur et bien sût des escargots persillés.
Aperçu aussi, un confit de canard à la peau croustillante, purée maison, qui figurait à l’ardoise en qualité de suggestion du jour.
Les amateurs de douceurs ne sont pas lésés avec pas moins de huit propositions dont certaines promettent un bon pic de glycémie comme la tartelette dulce de leche, chocolat et cacahuètes.
Un comptoir pour les pressés
Soucieux d’adresser toutes les bourses et ceux qui n’ont pas le temps de tergiverser entre deux cours à la faculté, l’Escargot s’est doté d’un petit comptoir à quelques mètres pour une offre plus sur le pouce.
Les copieux sandwichs sont réalisés avec un pain fait-maison, et des salades gourmandes convoquent fraîcheur et cuisine de saison. Il nous tarde de revenir pour un arancini fumant au ragoût de bœuf.
Le Petit Plus : Régulièrement, l’adresse organise des soirées open mic où Jordan fait résonner le piano à queue et où chacun est invité à échauffer sa voix.
Par Astrid Briant (texte et photos)












