Quoi ? : Cuisine française
Où ? : 2 Av. Victor Hugo 13100 Aix-en-Provence
Quand ? : Tous les jours de 7.00 à 1.00
Combien ? : Entrées 16-30€ / Plats 21-68 €/ Desserts 12-15€/ Assiettes à partager 12-18€ / Cocktails 12-16 € / Verre de vin 5 à 10 €
Des Questions ? : 04 51 68 15 15
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Inscrite dans l’histoire d’Aix depuis 1936, la brasserie Léopold renaît avec raffinement au sein de l’Hôtel Saint Christophe. Dans un décor élégant à la croisée de la brasserie parisienne et la table provençale, elle propose un savoureux équilibre entre patrimoine et audace culinaire.

Renaissance d’une institution aixoise

Fondée en 1936 par Léopold Bonnet, la brasserie éponyme est restée gravée dans la mémoire collective comme une institution locale emblématique. On en retrouve des photos d’époque ici et là. Idéalement situé à deux pas de la Rotonde et du Cours Mirabeau, elle a toujours été un lieu où l’on se retrouve en famille ou pour un rendez-vous professionnel.

Après plusieurs années de fermeture et deux ans de rénovation, elle a rouvert ses portes aux habitués comme à ceux qui la découvrent pour la première fois .

Dans de nouveaux atours contemporains, elle reste fidèle à l’esprit des grandes brasseries françaises.

Tables nappées et serviettes de coton, chaises et banquette bistrot, moquettes et grandes tentures, codes du genre sont bien là avec des jolies touches contemporaines. Ainsi ce magnifique lustre en alu, ce grand bar en miroir qui prolonge la perspective et ces tissus à bayadère rouge qui fleurent bon le sud.

La famille Germain, nouvelle propriétaire des lieux a fait confiance pour cet aménagement très réussi à Architecture 54 qui s’était déjà illustré dans deux autres de ses établissements (l’hôtel Bleu à Carry et de l’hôtel Liautaud à Cassis).

Une cuisine 100% maison

Depuis sa réouverture, la carte s’articule autour des classiques de la brasserie, revisités avec finesse, produits de terroir et savoir-faire maison.  La brasserie s’est adjoint les services du Chef exécutif, Mathieu Vastel, dont certains ont pu savourer la gastronomie aux Lodges Sainte Victoire.

La conviction d’opter pour du 100% maison marque un tournant dans l’histoire de l’établissement en même temps qu’il lui fait passer un nouveau cap en termes de goût et de qualité que l’on perçoit aux premiers coups de fourchette.

Les quenelles de brochet façon Nantua deviennent aériennes et fondent en bouche avec leur duxelle de champignons. La saucisse-purée au couteau  atteint des sommets de goût avec son jus corsé. Servis dans une jolie vaisselles, ces plats n’en excitent que davantage vos papilles.

Les recettes sont généreuses, les techniques maîtrisées et l’alliance entre tradition française et de touches plus contemporaines offre un menu très complet entre assiettes à partager, entrées, plats et desserts. Rosbeef sauce tartare, goujonnettes de merlu, pâté en croûte, œuf meurette revisité : les plats défilent aux mains de serveurs au service attentionné.

Avec un chef pâtissier à demeure, pas de fausse note au dessert en fin d’étape : baba, millefeuille, crème brûlé et pour nous des profiteroles avec des choux et de la glace maison nappée minute d’un chocolat chaud très gourmand.

La rencontre entre patrimoine aixois et l’art de vivre d’aujourd’hui

Avec un bon verre de vin, l’addition est conséquente. Mais quel plaisir de s’attabler une jolie table et de savourer une cuisine qui ne triche pas.

La Brasserie Leopold ressuscite sans trahir un bel héritage et propose en salle comme sur en terrasse des prestations de qualité. Encore en rodage, donnons-lui encore quelque temps pour qu’accueil et service soient au diapason.

Le Petit Plus : Dès la rentrée, le lieu vous donne rendez-vous les jeudis soirs pour des soirées piano live.

Par Eric Foucher / Texte et photos