Quoi ? : Restaurant saisonnier
Où ? : 7 rue de Valcros 13090 Aix-en-Provence
Quand ? : Tous les jours de 9.00 à 18.00
Combien ? : Plats 13 € / Sandwichs 7.90 € / Desserts 3.90 € / Thé glacé-café frappé 5€
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Au Jas de Bouffan, le restaurant saisonnier L’Orangerie cultive l’art de la pause dans un décor à part. Cuisine fraîche, patrimoine « à ciel ouvert » et joyeuse effervescence : au cœur de la bastide de Cézanne, cette adresse plein soleil révèle un lieu resté longtemps confidentiel.

Un tableau grandeur nature

Derrière la grande allée de platanes du Jas de Bouffan, se cachait, pour beaucoup d’Aixois, un petit mystère. Celui d’un domaine « deviné » sans vraiment être connu, aujourd’hui rendu à la ville et à ses habitants.

Ancienne propriété familiale de Paul Cézanne, la bastide et son parc ont désormais leurs portes bien ouvertes : l’Orangerie – le restaurant mi-cosy, mi-verdure – donne une raison supplémentaire de s’attarder dans cet écrin d’une inlassable beauté.

Quentin de Courcelles et Théophile Diop – déjà aux commandes de La Kemia dans le centre aixois – se sont associés à l’entrepreneur Théo Durand pour reprendre le lieu à l’été 2025.

Sur place, c’est Benjamin qui veille sur cette ancienne orangerie baignée de soleil reconnaissable à ses grandes baies vitrées et à son architecture toute en verticalité. Sous les arbres, près du bassin, le temps se suspend.

« Mon moment préféré ? Le matin, cappuccino en main, quand je contemple le parc avant qu’il ne s’anime. C’est paisible. » confie Benjamin. Et ce décor d’exception lui donne raison.

Cézanne à croquer

À l’Orangerie, la gourmandise ne s’embarrasse pas d’artifices. La carte se veut courte, fraîche, accessible et entièrement préparée sur place.

Sandwichs, salades et pâtisseries (financiers, glaces et sorbets) composent une offre pensée aussi bien pour déjeuner que pour une halte savoureuse au fil de la journée.

Côté sourcing, l’équipe reste fidèle aux producteurs qui fournissent déjà La Kemia. « Les fruits et légumes proviennent de Cultivateur de Sens et c’est aussi Théophile Diop qui signe la sélection des vins ».

Quelques classiques maison complètent le tableau, à commencer par un thé glacé particulièrement bienvenu sous un soleil de plomb.

Et puisque le peintre veille sur les lieux, deux créations lui empruntent son nom : la salade Cézanne (poulet grillé, croûtons parmesan et sauce secrète) et le croque Cézanne, ici twisté au morbier. Une cuisine simple dans l’intention, généreuse dans l’assiette et soignée dans l’exécution. En somme, facile à aimer.

Un lieu et du lien

Et l’Orangerie ne se contente pas de régaler ses clients et visiteurs : elle accompagne aussi la nouvelle vie culturelle du domaine.

Entre théâtre, rendez-vous artistiques portés par la ville, brunchs de mariage et lancements créatifs, l’Orangerie cultive un art de recevoir à géométrie variable.

L’équipe peaufine des prestations sur-mesure, avec ce fameux « supplément d’âme » auquel Benjamin tient beaucoup. Une maison d’édition aixoise peut y célébrer la sortie d’une BD, une tablée privée s’y retrouver en toute intimité… Dans cet écrin marqué par l’histoire de Cézanne, les formes de création continuent naturellement de circuler.

Des publics tout aussi pluriels viennent s’y croiser : touristes de passage, curieux ou encore Aixois redécouvrant « un morceau de leur propre patrimoine ».

Portée par une team jeune, investie et dynamique, l’Orangerie distille une décontraction communicative. Un lieu de culture et de bon goût, où l’on vient aussi reprendre son souffle. Ici, tout respire, à commencer par la bonne humeur.

Le Petit Plus : les artistes en herbe ont aussi leur atelier : chevalets et peinture sont à disposition des enfants pour laisser libre cours à leur créativité. De futurs Cézanne, qui sait…

Par Pauline Puaux/ Photos : Pauline Puaux, Benjamin Bessis.