Quoi ? : Bistrot (Bar - tabac - Brasserie)
Où ? : 34 rue Jacques de La Roque 13100 Aix-en-Provence
Quand ? : Du lundi au dimanche de 7.00 à 21.30
Combien ? : Plats du jour 14-19 € / Suggestion du jour 16-18 €/ Desserts 5€
Des Questions ? : 04 42 23 01 98
Un lien ? : Cliquez-ici

À deux pas de la cathédrale, sous un marronnier qui veille sur les conversations, Le Gaulois fait partie de ces institutions aixoises qui traversent le temps. Cette brasserie s’est récemment offert une nouvelle jeunesse mais garde son atmosphère familiale, son âme de bistrot de quartier.

Nouvelle ère pour adresse culte

Cela fait maintenant quatre ans que Thomas, Thibault (le frère) et Jean-Pierre (le père) ont repris Le Gaulois. La récente transformation du lieu fait le bonheur des habitués et de nouveaux clients charmés. « Concrètement, ça a été deux mois de travaux et un chantier bien costaud » ajoute Thomas. Objectif ? Redonner un souffle frais à cette brasserie (et tabac !) de quartier longtemps restée dans son jus.

Mais la force de ce renouveau, c’est qu’il ne change pas tout : le Gaulois garde son ossature mais avec une meilleure exploitation de l’espace, davantage de lumière et d’ouverture.

Cette modernisation au design épuré ne trahit donc pas cette institution pleine de vérité. Autre point fort ? La terrasse, toujours entre ombre et soleil. Densifiée, elle accueille, à toute heure de la journée, des Aixois et touristes en quête de farniente.

Des classiques de bon goût & l’art du rendez-vous

Dans l’assiette, même logique : si la base a toujours été solide, elle s’est progressivement enrichie au fil des envies. Que nous raconte la carte ? Pensée par une cheffe aussi souriante qu’expérimentée, elle honore les incontournables de la cuisine bistrotière : côtelettes d’agneau, lasagne, burger Corse, Caesar et carpaccio…

En bonus, des suggestions quotidiennes tout droit venues d’Italie et plus largement de Méditerranée (linguine arrabbiata, rouget en papillote, pastas crème de pesto).

Mais s’il y a bien un rendez-vous culinaire qui ne bougera jamais, c’est l’aïoli du vendredi, « devenu quasiment sacré ici ».

Pour ne faire qu’une bouchée de ce tourbillon de mayo maison, de légumes et de poisson, les fidèles ne dérogent pas et se pressent, souvent sur réservation. Autre « date » réservé au samedi midi : « Les coquillages de Rafy ! ». Cet écailler de l’étang de Thau propose huîtres, bulots, crevettes et autres moules gratinées (évidemment, aux bons mois de l’année) dans une ambiance guinguette des plus chouettes.

Un vrai morceau de vie

Le Gaulois, c’est une ambiance, celle d’un repaire de quartier. Au comptoir, qu’on se connaisse ou non, on se parle et on donne son avis : sur l’actualité, sur soi, sur le monde et la vie.

La clientèle ? Des Aixois enracinés, comme les commerçants du coin, les habitués fidèles, les étudiants voisins (on parle même d’une « annexe de Sciences Po Aix ») et les fumeurs en quête de tiges soir et matin. Mais ce sont aussi des artistes, des intermittents du spectacle de passage (notamment lors du Festival d’Art Lyrique) et autres dessinateurs qui viennent apprécier – même savourer – les heures.

Un mélange décontracté, ancré et énergisant, qui confère au lieu ce « petit supplément ». L’équipe, sur place, fonctionne comme une évidence. Travailler en famille pourrait être un défi, mais ici, c’est une force du quotidien.

Le Petit Plus :  D’autres détails donnent du pep’s à ce Gaulois canaille, presque taquin : les vinyles qui tournent en terrasse, les musiciens qui débarquent spontanément pour s’époumoner avec talent ou encore Oxya – le staffie de la famille – devenue une « mascotte à quatre pattes » au poil bien brillant.

Par Pauline Puaux / Texte et photos