Cette nouvelle adresse aixoise invite à ralentir… pinceau en main. Après avoir conquis Marseille, Barbotyne s’installe en plein cœur de la ville et reste fidèle à son ADN. Ici, on s’octroie une parenthèse créative et décomplexée, où l’on vient autant pour se reconnecter à soi que pour (se) faire plaisir.
L’art de créer du lien
Le nom Barbotyne n’a rien d’un hasard. « En céramique, c’est cette argile liquide qui relie deux pièces entre elles, comme la tasse et sa anse » explique Achraf, fondateur du projet. L’image a du sens : ici, on tisse des liens entre le geste artisanal et le plaisir simple d’un café partagé, entre confection et moment de vie bien exploité. Achraf a imaginé un lieu à son image : accessible, joyeux et d’une contagieuse sérénité.
Pas de cadre académique ni de discours savant, mais une invitation à faire, à essayer, à se laisser porter.
Sur place, on choisit une pièce de céramique parmi une soixantaine de modèles (des pièces de vaisselle souvent dessinées par Achraf et façonnées à la main dans la région). Puis on peint, armé des outils nécessaires, à son rythme et en toute liberté. En somme, deux heures pour créer, discuter, décrocher.
Après un petit laps de temps dont on est avisé, on revient récupérer sa pièce qui a été enfournée et émaillée, comme un souvenir tangible du moment passé. Barbotyne, c’est donc une parenthèse zen, à vivre en famille, entre amis ou avec soi-même, où l’on vient autant pour « fabriquer de la beauté » que pour se retrouver.
Un écrin au charme unique
C’est en plein cœur d’Aix, dans un ancien salon de tatouage, que Barbotyne a trouvé une place de choix. Après une première adresse à La Plaine, puis un déménagement rue Paradis à Marseille, cette nouvelle ouverture aixoise sonne comme une évidence.
Côté clientèle ? Beaucoup de fidèles, qui se mélangent si bien à la communauté étudiante de la cité. « Aix est une ville vivante où la soif de création circule aisément » constate Achraf, non sans plaisir. Ici, le lieu raconte déjà quelque chose.
Ce monument classé, avec sa façade en travertin et son charme rétro inspiré des 70’s, impose un style ancré, des lignes franches, une personnalité.
À l’intérieur ? Des banquettes enveloppantes, des chaises d’écolier, une fresque murale boostée de couleurs, des jeux de carreaux, des matériaux de qualité… et surtout cette lumière qui traverse l’espace pour mieux l’ensoleiller. Pensé « avec le studio d’architecture Archi Local Club », l’ensemble compose une atmosphère caressante et habitée. Un café atypique où l’on prend le temps de s’installer, de faire flâner ses pensées et germer ses idées.
Une pause douceur et de nombreux amateurs
Pour accompagner au mieux les sessions de peinture, Barbotyne joue la carte du bon goût : cafés, décoctions latte, jus frais et douceurs s’invitent à table pour les gourmets. Ici, pas de salé (contrairement à Marseille), mais une offre sucrée réconfortante, à engloutir entre deux coups de pinceau.
Et parmi ces réjouissances gustatives (banana bread, fondant tout choco) un petit phénomène allèche déjà les habitués : les cookies maison, ultra moelleux, carrément régressifs, devenus au fil du temps LA signature food de la maison. Le must ? Tout est préparé sur place, par une équipe attentive et soudée.
Le lieu trouve peu à peu sa cadence et ses visages : familles en quête d’un partage original, jeunes actifs stylés qui veulent « pauser » en beauté, artistes en herbe et curieux de passage.
« Les demandes de privatisation professionnelle ou d’évènements perso vont bon train ». À Aix, Achraf et son équipe esquissent décidément leur histoire. Une histoire faite de gestes lents, de liens et de couleurs. Barbotyne… Nouvelle incitation au bonheur.
Le Petit Plus : rituel créatif qui prolonge le plaisir de l’instant, Barbotyne se vit en deux temps. On choisit, on peint, on laisse partir sa pièce… puis on revient la chercher, transformée.
Par Pauline Puaux / Texte et photos









